Nous avons côtoyé  Stéphane pendant près de vingt ans. Sa personnalité attachante ne s'encombrait pas trop trop de fioritures sur le chemin de l'action. Une fois le but défini, il s'agissait de l'atteindre et Stéphane, homme de terrain, connaissait l'itinéraire le plus direct et le plus sûr. Plein d'assurance, il rendait sa sérénité contagieuse pour dynamiser tout le groupe.

 

 

Stéphane a mis ses loisirs au service de la cause du Ban saint-Jean. Toujours prêt à rendre service, toujours présent à l'accomplissement de taches ingrates, toujours aux aguets pour promouvoir nos différentes actions. Son entregent faisait merveille pour faire bénéficier l'association de petits avantages appréciés. Stéphane savait que les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Stéphane  n'avait pas oublié ses origines ukrainiennes. Il avait vu son père à l'ouvrage et avait compris que le salut matériel passe par le travail. Cette conception saine de la valeur du travail, du travail bien fait dans la promotion individuelle va le servir tout au long de sa vie. Son raisonnement était simple : à moi de m'investir pour mériter telle ou telle distinction. Sa carrière professionnelle fut une réussite et il a vécu en père fier et attentif au devenir de ses trois enfants dans une maison construite au village, constellée d'étoiles pendant la période de l'Avent.

Cette maison est devenue le point de ralliement, le refuge, l'escale pour quelques heures ou pour quelques jours d'une foule de connaissances et d'amis qui savaient y trouver le gîte et le couvert et les cœurs grands ouverts de Stéphane et de son épouse.

 

La mission de l'AFU a interpellé Stéphane dès le premier jour. Les ressemblances dans le parcours des prisonniers du BSJ avec son histoire familiale étaient trop flagrantes  pour le cloisonner dans l'indifférence ou l'inactivité. Son investissement au sein de l'association bénéficie ainsi d'un éclairage particulier et lui permet de réhabiliter ET l'histoire familiale ET l'histoire de toutes ces victimes  enfouies dans les fosses communes.

 

Merci Stéphane pour tous ces services rendus...Ils figurent certainement dans le Livre d'Or.